Le Gabon ouvre un nouveau chapitre de son développement économique. À Nyonie, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a officiellement lancé les travaux du port en eau profonde de Kobe Kobe, un projet colossal destiné à soutenir l’exploitation du gisement de fer de Belinga et à renforcer les capacités logistiques du pays.
L’infrastructure annoncée impressionne par ses dimensions. Le programme prévoit la construction d’un port minéralier sur 500 hectares, de quatre postes à quai, d’une ligne ferroviaire de 535 kilomètres et d’un barrage hydroélectrique de 400 mégawatts. À terme, l’ensemble doit permettre l’acheminement et l’exportation de volumes considérables de minerais vers les marchés internationaux.

Pour les autorités gabonaises, l’enjeu consiste à transformer profondément la structure de l’économie nationale. L’objectif affiché est de développer davantage de transformation locale afin de créer de la valeur sur le territoire. Cette stratégie vise également à réduire la dépendance aux exportations de matières premières peu transformées, souvent critiquées pour leurs retombées limitées sur l’emploi et le tissu industriel.
Le projet bénéficie de l’appui d’acteurs internationaux majeurs, parmi lesquels AGL, China Railway, EDF Synohydro, Trafigura et Fortescue. Cette mobilisation témoigne de la confiance accordée au potentiel économique du Gabon mais également à la stabilité politique mise en avant par les autorités pour attirer les investissements étrangers.

Les retombées attendues sont considérables. Le gouvernement évoque plus de 9 000 emplois directs et près de 100 000 emplois indirects à l’horizon 2030. Pour Brice Oligui Nguema, Kobe Kobe représente ainsi bien davantage qu’un chantier : il s’agit d’un levier destiné à faire du Gabon un acteur industriel et logistique incontournable en Afrique centrale.


