On aurait cru que le débat autour du référendum qui se tiendra très bientôt au Gabon n’intéressait que les politiciens et les intellectuels. Bien au contraire, il concerne la population gabonaise toute entière, car les populations dites rurales s’interrogent sur le sujet et ont besoin de comprendre de quoi il en retourne.
C’est le cas de celles de la province du Woleu-Ntem entre autres celles du canton Ellelem département du Woleu et l’Okano à Mitzic. Pour ce faire, le ministre du Budget et des Comptes publics, Charles M’ba s’est récemment rendu dans ces localités.
Il est important de faire remarquer que le futur référendum alimenté depuis un moment les débats partout dans la République. C’est dans ce sens que le ministre servant de la transition et natif de cette région provinciale a tenu à expliquer les enjeux socio-politiques de cette prochaine consultation électorale, à ces communautés woleutemoises.
Le ministre Charles M’ba, initie cette démarche en conformément à la volonté des autorités publiques de réviser certaines dispositions des règles qui fondent la nation, notamment la Constitution. Éclairer les siens sur l’importance véritable de cette initiative semblait une nécessité. « La chance, c’est d’avoir quelqu’un près de soi quand on en a besoin », disent les sages des villages.
Pour ce notable du village Afia, dans le canton Ellelem, Fidèle Moro Minko, la présence du ministre est une opportunité pour ces localités d’exposer leurs difficultés. « Nous avons toujours souhaité que les cadres de notre canton, de notre province, viennent toucher du doigt les réalités et savoir comment vivent les villageois. Cette visite du ministre Charles M’ba ne peut que nous émerveiller », a-t-il soutenu.
Selon ce ministre de la transition, il n’y a pas de doute à avoir au sujet de ce référendum et il faut tout simplement démontrer son acceptation par le « Oui » le jour du vote. « Je vous informe que lorsqu’il sera question du référendum, vous voterez seulement le Oui », a-t-il conseillé.
La réponse par une attitude positive ne s’est pas faite attendre. Les notables considèrent qu’il n’y a qu’une seule façon de faire, c’est d’accompagner le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). « Nous soutenons et encourageons le CTRI dans ses initiatives pour que le Gabon entre dans une nouvelle République et connaisse l’essor dans tous les secteurs d’activité », a déclaré Jean Robert Ndong Mba, notable à la suite des explications fournies par Charles M’ba.
Même son de cloche de la part du ministre Charles M’ba du côté du département de l’Okano précisément à Mitzic, chef-lieu dudit département où ce dernier a longuement échangé avec les habitants et les a sensibilisé sur la nécessité de voter “oui” au moment venu. Il s’est également entretenu avec les autorités politico-administratives, les responsables religieux, et les notables.
Tout de même, des interrogations subsistent à savoir, les ministres sont-ils ceux de la République où ceux de leurs localités d’origine? Allons-nous rompre un jour avec certaines pratiques qui frisent avec celles dîtes pdgistes ou devons-nous simplement croire que cela n’a rien à voir avec ?


